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  LATIN AMERICA : Warning about social and environmental dangers of free trade
   

AGENCE EUROPE N° 10581 - 24 mars 2012

(AE) AMÉRIQUE LATINE : libre-échange, alerte sur le social et l’environnement

Bruxelles, 23/03/2012 (Agence Europe) - Les accords de libre-échange entre l’UE et ses partenaires latino-américains, la Colombie et le Pérou d’une part, l’Amérique centrale d’autre part, ne résistent pas à l’épreuve des critères sociaux et environnementaux, avertissent les réseaux de la société civile des deux régions.

Dans le cadre des débats au Parlement européen préparant la ratification de l’accord multipartite de libre-échange entre l’UE et deux nations andines (Colombie et Pérou) et l’accord d’association entre l’UE et l’Amérique centrale (Costa Rica, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panama et Salvador), paraphés en mars 2011, des experts latino-américains invités par les réseaux de la société civile sud-américaine OIDHACO, ALOP, CIFCA et Grupo Sur et des ONG européennes ont averti, jeudi 22 mars, des conséquences néfastes de ces accords aux plans social et environnemental. Sont en particulier pointés du doigt l’expansion de l’industrie minière et de la production de biocarburants, et leur impact sur le droit humain à l’eau.

Ainsi, Tatiana Rodríguez, coordinatrice pour CENSAT Agua Viva - Amigos de la Tierra Colombia redoute que l’essor des activités extractives, favorisé par les accords commerciaux, accentue la concentration de la propriété foncière entre les mains de quelques-uns. L’expansion de l’industrie minière, une industrie intensive en termes de capital et de machinerie, ne créera que très peu d’emplois et n’aura que peu ou aucun lien avec d’autres activités productives. Alberto Alonso-Fradejas, de l’organisation coordonnant des ONG et des coopératives du Guatemala pointe du doigt la fièvre de l’or vert, l’expansion des plantations de palmiers à huile et de canne à sucre déchaînée par la crise financière, énergétique et environnementale, mais aussi par la directive européenne sur les énergies renouvelables. Au Guatemala, 29% des terres consacrées à l’agriculture vivrière et 20% de la forêt tropicale sont devenus des plantations de palmiers à huile en 10 ans, a-t-il souligné. Enfin, l’expert Carlos Zepeda, auteur du document ’Eau pour la vie ou pour le commerce’ critique la non prise en considération par les accords de libre-échange du droit humain à l’eau, jugeant qu’ils envisagent l’eau comme une marchandise et non comme un bien public commun. En l’absence d’institutions et d’un cadre légal qui garantissent le droit à l’eau, les populations les plus pauvres et vulnérables des régions latino-américaines concernées souffriront directement des conséquences négatives de ces accords.

La Britannique Catherine Bearder (ADLE), l’Allemand Jürgen Klute (GUE/NGL), le Grec Kriton Arsenis (S&D) et l’Espagnol Andrés Perello (S&D) ont convenu d’approfondir le débat sur les problèmes socio-environnementaux en Amérique latine que des accords de libre-échange pourraient aggraver. (EH)

(AE) LATIN AMERICA : Warning about social and environmental dangers of free trade

Brussels, 23/03/2012 (Agence Europe) - The free market deals between the EU and Latin America (Colombia and Peru) and the EU and Central America are failing the social standards and environmental tests, warn civil society groups in both regions.

During debates at the European Parliament ahead of the ratification of the multipartite free trade agreement between the EU and Colombia and Peru, and EU association agreements between the EU and Central America (Costa Rica, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panama and El Salvador), initialled in March 2011, Latin American experts invited to speak by Latin American civil society networks OIDHACO, ALOP, CIFCA and Grupo Sur, along with European NGOs, warned on Thursday 22 March about the negative impact of the free trade deals in terms of social standards and the environment. They were particularly critical of expansion of the extractive industry and biofuel production, and how the two industries are affecting water and human rights.

Tatiana Rodríguez, coordinator of CENSAT Agua Viva - Amigos de la Tierra Colombia, fears that the mushrooming of mining, encouraged by free trade deals, will increase the concentration of land ownership in the hands of the few. Expansion of mining, a capital and equipment-intensive industry, does little to ease unemployment and has little or no connection with other productive activities. Alberto Alonso-Fradejas of an NGO and cooperatives’ umbrella group in Guatemala, pointed out problems with farming and the expansion of oil palm and sugar cane farming for biofuels, which has taken off under the impact of the financial crisis, high fuel prices and environmental concerns, along with the EU Renewables Directive. In Guatemala, 29% of land is taken up by subsistence farming while in ten years, 20% of the tropical jungle has become oil palm plantations. Carlos Zepeda, author of "Eau pour la Vie ou pour le Commerce" is critical of the way the free trade deals ignore the human right to access water because they only see water as something to be traded, rather than as a common public good. Given the lack of any bodies or laws to guarantee the right to water, the poorest and most vulnerable communities of Latin America will suffer directly from the free trade deals.

MEPs Catherine Bearder (ALDE, UK), Jürgen Klute (GUE/NGL, Germany), Kriton Arsenis (S&D, Greece) and Andrés Perello (S&D, Spain) agreed to look further at the social and environmental problems that the free trade deals may generate in Latin America. (EH/transl.fl)



 
     
     
     
     
 
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